<< Nous sommes tombés ici-bas et notre chute nous a emprisonné dans une somme de peurs : peur de l'inconnu, peur des autres, peur du lendemain, peur de souffrir, peur de la maladie, peur de la soif, peur de la faim, peur de la mort, peur de manquer, peur d'être ignoré, peur de mal faire, peur de s'aimer, ... la liste n'a pas vraiment de limites.

Le paradis nous est promis comme une voie "express" pour parvenir à un état tant espéré de totale libération. De nombreuses rencontres faîtes au cours de notre existence nous assurent que nous atteindrons cet objectif par l'entremise de telle ou telle croyance.

Ce serait bien trop facile ! Ne croyez-vous pas ?

Notre personnalité est façonnée par nos diverses addictions. Qui n'en a pas ?

Pour ma part, et cela n'engage que moi, à vous d'en juger avec votre discernement, il est indispensable de travailler sur nos propres addictions. Plus un individu est soumis à des addictions et plus il est habité par la peur. Les plaisirs éphémères de l'existence dans la chair représentent à ses yeux ce qu'il y a de plus important. 

Il est donc nécessaire de comprendre sa propre histoire. S'il y a recherche d'une certaine façon, elle est là, en soi, à l'intérieur de son être. C'est l'expérience de la découverte de son âme. Le chemin est parsemé d'embûches, parfois agréables, parfois fort désagréables. 

"Connais-toi toi même !" disait le sage.

L'identité qui est la nôtre en ce moment est l'opportunité pour grandir, pour appréhender une plus grande moralité, davantage de sagesse. Chacun doit avant tout oeuvrer pour son propre bien avant de se risquer à oeuvrer pour le bien d'autrui. Il ne s'agit pas bien évidemment de fuir le monde de la société dans laquelle nous évoluons. Cela est d'ailleurs impossible car nous existons à travers elle. La société est ce qu'elle est et j'en conviens, qu'au début de ce troisième millénaire, la situation n'est pas franchement réjouissante.

Chacun doit en son âme et conscience prendre la place qu'il désire dans cette société. Cette dernière ne pourra changer d'une manière bénéfique qu'au prix d'une révolution intérieure, d'une mutation de l'être qui sera physiologique mais restera sous l'influence de la nature. Cette mutation ne sera pas contre-nature par la manipulation de notre patrimoine génétique bien que cela soit déjà envisagé par l'univers scientifique. Sinon, ce sera, comme la fission de l'atome, commettre une erreur irréparable !

Le mental de l'humain doit s'affranchir de son passé et franchir une nouvelle étape de manière à ne plus fonctionner de la même façon. Ce nouveau mental changera irrémédiablement la nature humaine. C'est pourquoi l'état fataliste n'a aucune raison d'être. Se dire " C'est ainsi que fonctionne l'être humain " n'est pas une bonne attitude car l'homme fataliste n'est pas l'homme conscient.

Nous sommes très loin d'être parvenu au bout de nos peines et l'humanité a encore de bien sombre moments cruels à vivre. Ne nous soumettons pas aveuglément aux croyances du Nouvel Âge qui voudrait nous faire avaler que l'avènement d'un monde meilleur est imminent grâce à l'utilisation de techniques corporelles ou spirituelles vaguement bienfaitrices (méditation, yoga, respiration, méthodes énergétiques, ...). Je n'affirme pas que ces méthodes n'ont aucune valeur mais il est nécessaire de faire preuve de discernement à leur égard.

Demeurer sur le qui-vive, faire preuve de discernement et de clairvoyance, apprendre à s'aimer en apprenant à se connaître, explorer les limites du corps physique et du mental, ne rien rejeter à première vue, faire preuve d'un esprit complètement ouvert, ces méthodes peuvent par contre nous permettre d'atteindre un état d'être beaucoup plus libéré. "Lâcher prise", ce n'est certainement pas s'asseoir sur un coussin et répéter un mantra du genre "Dieu est là en moi et je me sens libéré". "Lâcher prise" demande de la compréhension, de la recherche, de l'abnégation aussi ... et du courage. >>